Confinement:
bonus ou malus ?

Géraldine TRAN | Rédactrice en chef • geraldine.tran@spw.wallonie.be

Fernando @cferdo/Unsplash

Nous voici arrivés au dernier numéro avant notre pause estivale et après une parenthèse (en bonne voie de se fermer) que l’on pourrait presque qualifier d’onirique, tant cette épidémie de Covid-19 nous a fait vivre des choses inédites. Si certains ont vécu le confinement comme une aubaine et ont réussi à profiter de ces moments pour se retrouver en famille, s’adonner à de nouvelles activités, réfléchir sur leur avenir ou tout simplement se reposer; d’autres, loin d’un rêve éveillé, l’ont vécu comme un cauchemar. La crainte d’attraper le virus pour soi-même et son entourage, de le transmettre, le sentiment d’enfermement ou d’isolement, la peur engendrée par les informations parfois contradictoires diffusées dans la presse, notamment liées au nombre de morts et d’hospitalisations, des images souvent difficiles à regarder, l’angoisse liée à la perte d’un emploi ou au chômage temporaire, l’inquiétude concernant les enfants et les lacunes qu’ils pourraient accumuler suite à des mois sans école. Tout ceci ou plus fortement encore en ayant survécu au virus ou en ayant côtoyé le virus et/ou les malades de près notamment, peut mener à une détresse psychologique et à des conséquences de l’ordre du stress post-traumatique (agitation, cauchemars, méfiance…). À l’instar de grands traumatismes comme l’ont été les attentats terroristes par exemple, certaines catégories de personnes, plus sensibles, risquent de se retrouver dans une souffrance mentale temporaire ou à long terme. Ce phénomène, qui est en général localisé, est ici universel. Il demande à être analysé à plus grande échelle. Pas étonnant donc qu’une vaste étude soit déjà en cours, qui réunit plus de 200 centres experts en la matière dans une centaine de pays, et dont les résultats sont attendus avec impatience. Vous en apprendrez davantage sur le sujet en lisant la rubrique «Société».

Avec un peu plus de gaieté, vous retrouverez nos rubriques habituelles et des sujets tout aussi passionnants tels que les mécanismes sous-tendant le désir sexuel, la découverte des halogènes, l’outil Web Trello, qui va vous aider à vous organiser, ainsi que l’actualité des entreprises en R&D, de l’espace, des neutrinos, du cosmos, de la biologie… De quoi vous faire patienter jusqu’à la rentrée de septembre ! Bonnes lectures, bonnes vacances et bon «déconfinement» à tous. Mais restons prudents !