Technologie

Du sang, vous avez dit du sang ?

Virginie CHANTRY • virginie.chantry@gmail.com

© REUTERS, LINE.17QQ.COM © 2010-2021 All Rights Reserved, © Zephalto

Ce mois-ci, nous enfilons à nouveau notre blouse à la croix rouge sur fond blanc et repartons vers le Service du Sang de la Croix-Rouge de Belgique (CRB) que l’on ne présente plus. Dans la première partie, nous introduisions le Service Francophone du Sang (SFS) et nous plongions dans le domaine du sang : composition, groupes sanguins et don. Dans cette deuxième et dernière partie, nous nous penchons sur 2 autres types de don s: celui de plasma et celui de plaquettes. Cœurs sensibles, accrochez-vous  !

 

Le don de sang ne permettant pas de couvrir tous les besoins en plasma et en plaquettes, il est également possible de faire un don exclusif de ces 2 types de produits sanguins. Cela se passe par aphérèse, une technique qui permet, au moment du don, de prélever et de sélectionner par traitement mécanique uniquement les composants sanguins nécessaires en séparant soit le plasma du sang (plasmaphérèse), soit les plaquettes du sang (cytaphérèse ou thrombaphérèse). Les autres éléments sont réinjectés au donneur qui n’est piqué que d’un côté. Cela se fait à l’aide de machines dédiées, sur site fixe, sur rendez-vous et en fonction des besoins.

 

Petit détour sur l’histoire de la Croix-Rouge

En 1862, le genevois et homme d’affaires Henri Dunant publie un livre intitulé « Un souvenir de Solferino » retraçant l’horreur de la « boucherie » de Solferino, en Lombardie, bataille ayant eu lieu 3 ans plus tôt entre la coalition franco-sarde et l’empire autrichien. Elle laisse 40 000 hommes blessés ou morts sans secours aucun, ce à quoi le suisse remédiera avec l’aide de civils. Son livre prône l’aide humanitaire et notamment la création d’une réserve nationale de volontaires dont l’objectif serait de soigner les blessés en temps de guerre. Il est à l’origine de la création, le 17 février 1863, du Comité international de secours aux blessés qui deviendra le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) en 1875. De celui-ci naît le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge actif tout autour du globe dans la protection et l’assistance des victimes, civiles ou militaires, de conflits armés ou autres situations violentes.

 Toujours en 1863 est décidé, au cours d’une conférence internationale ayant lieu à Genève, que les volontaires nationaux de ce mouvement porteront le même signe distinctif partout dans le monde: «un brassard blanc avec une croix rouge», c’est-à-dire le drapeau suisse inversé. Dans la foulée, les premières entités nationales du futur CICR voient le jour dont la Croix-Rouge de Belgique le 4 février 1864. Il s’agit de la plus ancienne entité du genre, appelée Société nationale. Il en existe 190 à l’heure actuelle. En 1919, afin notamment d’aider les populations à se remettre de la Grande Guerre, est créée à Paris la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge qui prend le nom de Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) à partir de novembre 1991. Cette Fédération, dont le siège est à Genève, coordonne aujourd’hui les actions du Mouvement en cas de catastrophes naturelles ou autres situations d’urgence en temps de paix et représente les Sociétés nationales aux yeux du monde. Le CICR, le FICR et les Sociétés nationales composent aujourd’hui le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

  
Le don de plasma

Pour rappel, le plasma est le composant liquide du sang, dans lequel on trouve notamment des protéines et des anticorps mais qui ne contient pas de cellules. Il peut être transfusé à des patients dans le besoin et peut également être transformé en médicaments dérivés du sang. Cette partie est gérée par une filière extérieure à la CRB que l’on appelle un «fractionneur». Par exemple, l’immunoglobuline du plasma est utilisée en cas de troubles immunitaires graves et l’albumine pour traiter une insuffisance rénale et hépatique.

Concrètement, comment ça se passe ? Une machine prélève le sang du donneur qui est filtré pour en extraire le plasma vers une poche prévue à cet effet. Grâce à différentes pompes, toutes les autres cellules (globules rouges, globules blancs, plaquettes) sont dirigées vers un réservoir à l’arrière duquel est placé un détecteur optique. Lorsque le réservoir est quasiment plein, la machine s’arrête, le brassard du donneur servant à faire monter la pression sanguine se dégonfle et le sens de circulation du sang s’inverse afin de restituer le contenu du réservoir au donneur. Cela se fait en plusieurs cycles plus ou moins rapides selon l’hématocrite (1) du donneur. Il est généralement plus bas chez les femmes, ce qui rend la séparation du sang plus facile et donc la procédure plus rapide. Pour un premier don, 650 ml de plasma sont prélevés contre 700 ml par après pour la majorité des donneurs, ce qui correspond environ à 3 fois la quantité prélevée par don de sang. À la fin du don, 300 ml de liquide physiologique sont injectés au donneur en compensation de la quantité de liquide prélevée. Le reste est apporté par une boisson qu’il est conseillé de boire pendant le don.

À la machine est également reliée une poche de citrate de sodium pour éviter au sang de coaguler dans le système extracorporel. Quand les cellules sont restituées au donneur, de l’anticoagulant l’est aussi, pouvant provoquer une hypocalcémie (2) transitoire qui peut être symptomatique. Très rare chez les donneurs de plasma, ce phénomène est plus courant chez les donneurs de plaquettes car la concentration en citrate est plus grande. C’est également plus fréquent chez les femmes et chez certaines personnes «prédisposées» à l’ostéoporose précoce ou enclines aux crises de tétanie par exemple, qui vont de pair avec un taux de calcium plus bas que la normale. Des symptômes comme des picotements autour des lèvres, un goût métallique dans la bouche, des fourmillements ou des crampes au bout des doigts peuvent alors apparaître pendant le don. S’ils ne disparaissent pas spontanément, un comprimé effervescent de calcium est administré.

  

Le plasma prélevé subit, le jour même, une congélation rapide (-30 °C en moins d’1 h) et est ensuite conservé à -25 °C pendant maximum un an. On parle de plasma frais congelé. Il est destiné à être transfusé après avoir été traité au bleu de méthylène, technique de viro-inaction qui permet d’éliminer les virus restants. Le plasma peut également être utilisé après séparation en divers composants (albumine, facteurs de coagulation et immunoglobulines).

Il faut savoir que le SFS doit répondre aux demandes en plasma des hôpitaux mais aussi du fractionneur. Les hôpitaux étant prioritaires, il n’y a jamais assez de plasma pour ce dernier. La loi a donc récemment imposé d’augmenter de 5% par an pendant 4 ans les prélèvements en plasma destiné au fractionneur. Au niveau mondial, la plupart des réserves de plasma sont issues des États-Unis, où les donneurs sont rémunérés et peuvent être prélevés toutes les 48 h, ce qui attire inévitablement des toxicomanes par exemple, compromettant la qualité du produit. L’Europe souhaite donc tendre vers une auto-suffisance, ce qui est loin d’être le cas actuellement.

Le don de plasma en pratique

   Il faut avoir réalisé un don de sang au préalable.

   Le don de plasma est déjà autorisé 4 semaines après un voyage dans certaines régions tropicales.

   Les dons doivent être espacés de 14 jours minimum
avec un maximum de 23 jours et de 15 l de plasma par an.

   Les donneurs de tous les groupes sont les bienvenus.

   Le prélèvement en lui-même dure 45 min mais il faut prévoir 1h15, consultation pré-don et repos post-don inclus.

   Le plasma est supposé être très clair. Lorsqu’un donneur a mangé trop gras la veille ou le jour du don, il est laiteux et opaque, rendant l’analyse impossible et devant dès lors être écarté. Il est donc demandé de faire attention à son alimentation avant un tel don.

(1) Volume des globules rouges par rapport au volume total du sang

(2) Diminution anormale du taux de calcium dans le sang

  
Le don de plaquettes

Pour rappel, les plaquettes jouent un rôle essentiel dans la coagulation. En cas de lésion interne ou externe, elles s’agglomèrent entre elles pour stopper l’hémorragie. Il s’agit de petites cellules produites par la mœlle osseuse. La transfusion de plaquettes est primordiale lorsqu’un patient subit une intervention chirurgicale lourde et qu’il perd beaucoup de sang (transplantation par exemple), dans les traitements de cancers (après une chimiothérapie, toxique pour les cellules produites par la mœlle osseuse) et de certaines maladies du sang comme la leucémie ou l’hémophilie.

Les dons de sang ne permettant pas de couvrir les besoins en plaquettes et en plasma, les dons exclusifs de ces 2 types de produits sont essentiels !

Le don de plaquettes, tout comme celui de plasma, commence par un prélèvement de 30 ml de sang pour pouvoir effectuer les analyses de routine (voir Athena n°351). S’en suit le prélèvement d’une petite poche de plasma de 300 à 400 ml et enfin, le don de plaquettes proprement dit. On prélève au donneur 1 unité de plaquettes, ou même 2 s’il en a beaucoup, que l’on appelle un CUP (Concentré Unitaire de Plaquettes, par opposition au pool de plaquettes qui rassemble celles de 6 donneurs différents). Il faut savoir qu’un donneur de plaquettes donne 6 à 12 fois plus de plaquettes qu’un donneur de sang. Un don peut servir à transfuser 1 ou 2 adultes et jusqu’à 3 enfants. Si les analyses sanguines de routine sont bonnes, les plaquettes sont ensuite traitées par une technique dite «de réduction des pathogènes» qui permet d’inactiver les agents pathogènes par divers procédés physico-chimiques. Elles se conservent ensuite entre 20 et 24 °C sous agitation constante (pour éviter qu’elles s’agglutinent entre elles) pendant à peine 5 jours, qu’il s’agisse de CUP ou de pools, ce qui oblige à jongler avec les prélèvements. Chaque site fixe du SFS a un objectif journalier bien particulier au niveau du nombre de poches à prélever. Il serait inutile d’en obtenir davantage car elles ne seront pas forcément distribuées dans les temps. Et plus les plaquettes sont fraîches, plus elles sont efficaces. Les cliniciens préfèrent donc les transfuser jusqu’à 3 jours après le prélèvement mais pas au-delà pour de meilleurs résultats, surtout chez des patients atteints d’un cancer. Depuis peu, les plaquettes sont donc prélevées également le samedi sur sites fixes pour assurer un produit sanguin plus frais dès le début de la semaine suivante.

Les conditions pour donner des plaquettes sont les mêmes que pour le don de sang sauf que le premier don doit avoir lieu avant 61 ans et que le taux de plaquettes doit être vérifié auparavant. De plus, quand le donneur prend une aspirine ou un anti-inflammatoire dans les 5 jours qui précèdent le don, les plaquettes sont inefficaces et donc inutilisables. Le don de plaquettes sera reporté alors que le don de sang sera permis mais seulement 2 produits sur les 3 habituels seront utilisés. Il est très important de le signaler dans le questionnaire à remplir avant le don car cela ne peut être déterminé lors des analyses post-don. 

 

En général, les donneurs des groupes A et O uniquement sont invités à donner. Le délai minimum entre 2 dons est de 2 semaines, avec un maximum de 24 dons/an, bien que le SFS recommande plutôt d’attendre 1 mois. Pour un don de plaquettes, mieux vaut prévoir 2h qui comprennent 1h30 de prélèvement et comme pour le don de sang, l’évaluation de l’aptitude au don avant celui-ci et le temps de repos juste après.

  

  

Autres types de dons

Il existe d’autres types de dons plus rares comme celui de cellules souches, qui remplace le don de mœlle osseuse. Contrairement au don de plasma, de plaquettes ou de sang, le prélèvement se fait ici en circuit fermé: le donneur est piqué des 2 côtés afin d’extraire les cellules souches du sang après avoir stimulé la mœlle osseuse à en produire plus à l’aide de facteurs de croissance. Cependant, si le donneur ne réagit pas bien à cette stimulation et qu’il n’y a pas suffisamment de cellules souches dans le sang, on procède alors directement à un prélèvement de mœlle osseuse dans les os du bassin. Plus rares encore sont les dons de globules blancs ou l’autotransfusion, utile dans le cas où un patient a un groupe sanguin très peu commun.

Leticia Thys

Médecin et responsable du site de Dos Fanchon de l’entité de Liège du SFS

   Quel est votre parcours ?

Je suis arrivée au SFS un peu par hasard. Pour être médecin dans ce service, il est nécessaire d’être inscrit à l’ordre des médecins mais aucune spécialisation n’est demandée. Cependant, il existe un master en médecine transfusionnelle que j’ai suivi par après. On y apprend tout ce qui est prélèvement mais aussi la production des produits sanguins car ce qui est prélevé chez un donneur n’est pas directement transfusé au receveur. La transfusion de sang complet, ça se faisait pendant la guerre mais quasiment plus de nos  jours sauf dans certaines régions défavorisées du monde. Le master aborde également le sujet «banque de sang», c’est-à-dire ce qu’il se passe avec les produits une fois qu’on les a livrés aux hôpitaux. On ne transfuse pas n’importe quel sang à n’importe quel patient. Cela dépend de beaucoup de facteurs et notamment de la pathologie dont est atteint le receveur. En médecine, on apprend uniquement les règles de transfusion de base ABO Rh. Mais il existe énormément de groupes sanguins déviés abordés dans le master et pour lesquels il faut prendre en compte les immunisations afin d’éviter de provoquer des réactions transfusionnelles chez le receveur.

   Quel est le challenge principal du Service du Sang ?

Assurer l’approvisionnement en produits sanguins, en quantité suffisante et de bonne qualité. Cela commence par la sélection de donneurs en bonne santé et qui n’ont pas d’anticorps dans le sang afin d’éviter des réactions transfusionnelles. La sélection médicale est donc d’une importance capitale car elle permet d’écarter des donneurs d’abord pour leur propre santé et sécurité mais aussi pour celles des receveurs. Par exemple, pour éviter de transmettre des produits toxiques au receveur dans le cas de la prise de certains médicaments par le donneur. Il faut également éviter que quelqu’un sous influence d’alcool ne fasse un don. Il y a énormément de critères de sélection à respecter pour la sécurité de chacun. Ensuite, le produit sanguin doit être analysé au laboratoire du SFS et éventuellement écarté pour assurer la sécurité du receveur. Il y a également un laboratoire de production, là où les produits sanguins sont conditionnés avant d’être distribués dans les hôpitaux. La qualité y est contrôlée à différentes étapes selon le produit sanguin. 

   Qu’est-ce que la pandémie du coronavirus a changé dans votre façon de fonctionner au quotidien ?

Nous avons tout d’abord mis en en place toutes les mesures barrières pour que les donneurs se sentent en sécurité. Ensuite, il a fallu maintenir l’approvisionnement. Au début, nous avions peu de donneurs mais les hôpitaux fonctionnaient au ralenti donc ça compensait. Quand ils ont repris leurs activités vers juin/juillet, les donneurs étaient stressés de sortir de chez eux ou partis en vacances et ça a été compliqué de maintenir un apport suffisant en produit sanguin. En 2020, il y a donc eu 3 appels à la population alors qu’il y a en général 2 creux: les vacances d’été et d’hiver. Depuis l’apparition de la pandémie, les dons se font principalement sur rendez-vous en sites fixes, ce qui permet au donneur d’attendre beaucoup moins et à notre service de répartir les dons de manière optimale. Autre changement: dans le cadre de 2 études cliniques, nous avons commencé à prélever le plasma de donneurs immunisés contre la COVID pour étudier son efficacité sur des patients en réanimation. Il a fallu mettre en place le prélèvement d’un tube de sang supplémentaire pour analyser les anticorps. Nous avons aussi dû faire face à l’afflux massif de donneurs et réorganiser sans cesse les équipes. Le pire a été vers octobre-novembre, où nous avons dû jongler entre les dons de plasma dans le cadre de la COVID et les dons de sang qui ont suivi l’appel lancé à ce moment-là.

   Quel sera, selon vous, le plus grand défi du SFS en 2021 ?

Cela concerne clairement le plasma et cette nouvelle loi nous obligeant à augmenter nos prélèvements pour fournir en suffisance le fractionneur. Du coup, nous espérons fidéliser les donneurs de plasma guéris de la COVID afin qu’ils continuent à donner en filière classique et deviennent réguliers. Le but est d’éviter l’appel au don car tout le monde vient en même temps, ce qui crée des temps d’attente et surcharge les équipes. De plus, il y a toujours un creux post-appel alors que dans l’idéal, nous souhaiterions que les dons soient étalés dans le temps.

   Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux lecteurs du magazine Athena ?

Si vous n’avez jamais donné, franchissez le cap. On a toujours peur de ce qu’on ne connaît pas mais nous vous réservons toujours un accueil chaleureux. Si vous avez déjà donné, revenez: nous avons besoin de votre régularité. Et parlez-en autour de vous: le bouche à oreille est le meilleur moyen de nous amener des donneurs. Certains sont terrorisés par les aiguilles mais viennent et reviennent malgré tout car ils savent à quel point c’est important.

  

  

Pour trouver une collecte de sang, de plasma ou de plaquettes près de chez vous, rendez-vous sur:

https://www.donneurdesang.be/fr/je-cherche-une-collecte

Sans oublier les centres fixes de prélèvement que vous trouverez ici (possibilité de prendre rendez-vous en ligne pour les dons de sang):

https://www.donneurdesang.be/fr/centres

  

Techno-Zoom

«En ballon vers l’espace» est le slogan accrocheur de Zephalto, startup française dont l’ambition est d’envoyer des touristes à 25 km d’altitude pour observer notamment la courbure de la terre. Céleste, le ballon, pourra soulever plus de 2,5 tonnes et se servira des courants aériens pour se déplacer et faire varier son altitude, grâce à un régulateur fonctionnant à l’énergie solaire. Tous ses éléments, y compris l’enveloppe, seront conçus pour être réutilisés, pour un vol respectueux de l’environnement et un coût réduit. Le vol pourra durer de 6 h à 1 semaine et l’itinéraire et l’altitude seront également adaptables selon les envies. La nacelle pressurisée sera dotée d’une connexion haut débit et modulable afin de pouvoir vivre cette expérience seul, à plusieurs ou même dîner ou se réveiller avec une vue exceptionnelle. Mais l’objectif ne sera pas uniquement touristique. Il sera également possible de faire réaliser, par un opérateur à bord de Céleste, des mesures scientifiques à une altitude choisie. Le 21 août dernier s’envolait avec succès le prototype Odyssée 8000. Pour la «croisière avec vue sur la Terre», il faudra tout de même attendre 2024.


Références

Croix Rouge de Belgique

https://www.croix-rouge.be/a-propos/nos-missions/

https://www.croix-rouge.be/a-propos/nos-principes/

https://je-donne.croix-rouge.be/b/mon-don?_ga=2.207078867.1320378947.1610555293-930373294.1610461105

https://www.croix-rouge.be/a-propos/notre-organigramme/

https://covid.croix-rouge.be

 

 

 

 

Share This