C’est donc une armada internationale – avec une grande variété d’instruments scientifiques, dont quelques-uns provenaient d’Europe – qui est en route pour continuer de plus belle l’étude de Mars. Cette fois, 2 nouveaux acteurs du monde spatial sont de la partie.
Le 19 juillet, les Émirats Arabes Unis pour le 50e anniversaire de leur fédération sont entrés sur la scène de l’exploration du système solaire. Ils démontrent leur volonté de se doter d’une industrie spatiale performante. Leur sonde Al-Amal (Espoir), réalisée avec la collaboration d’universités américaines, a fait appel à la fusée japonaise H-IIA pour son lancement. En février prochain, elle se placera sur une orbite martienne très élevée pour procéder à une étude détaillée de l’atmosphère de Mars.
Le 23 juillet, la Chine faisait décoller son lanceur lourd Longue Marche 5 avec l’explorateur martien Tianwen-1 de quelque 5 t. Pour cette «première» chinoise vers Mars, on a affaire à un ensemble ambitieux qui comprend 3 éléments. L’orbiter, qui se placera en orbite martienne à la mi-février 2021, est équipé pour prendre des vues à moyenne et haute résolution, effectuer des sondages radar, faire arriver – le 23 avril – un lander avec un petit rover de 240 kg. Celui-ci, dérivé du Yutu qui roule sur la Lune, doit évoluer sur un site d’Utopia Planitia pour des photos et analyses du sol.
Le puissant lanceur Longue Marche 5 a expédié
Tianwen-1 vers la Planète Rouge. (Photo CASIC)