Le plastique fait partie intégrante de notre quotidien: vêtements, jeux, emballages, ustensiles de cuisine… On le retrouve partout. Savez-vous que le mot «plastique» provient du latin plasticus et du grec ancien plastikos qui signifie «relatif au modelage» ? En ce qui nous concerne, l’adjectif plastique fait référence à une propriété de la matière, celle d’être modelable, alors que le substantif désigne un matériau organique que l’on peut mouler, modeler en une forme particulière selon son usage. La circularité, idée selon laquelle rien ne doit être jeté, implique que tout produit en fin de vie doit entrer dans une nouvelle boucle économique ou dans un nouveau cycle de vie, défini comme l’ensemble des étapes par lesquelles passe un produit, de sa conception jusqu’à la fin de sa vie (incluant extraction des matières premières, production, distribution et utilisation notamment). Quant à l’économie circulaire, il s’agit d’un modèle consistant à limiter l’utilisation des ressources, la production de déchets et l’impact sur l’environnement au cours de ce cycle.
À l’heure actuelle, toutes les matières plastiques reposent sur la chimie du carbone, C en symbole chimique. S’il est vrai qu’utiliser cet atome pour créer des matériaux constituait un gage d’innovation dans les années 80, la tendance s’est complètement inversée depuis et le carbone semble avoir obtenu le statut «d’ennemi public numéro 1»: il faut décarboner à tout prix. Selon Aurore Richel, Professeure de chimie à l’ULiège sur le site de Gembloux Agro-Bio Tech et première experte intervenante de la journée dédiée à la plasturgie circulaire, il y a confusion. Dans la tête du grand public, carbone rime avec «pollution» et «fossile». C’est pourtant réducteur, le carbone étant au cœur de la chimie du vivant et de synthèse.