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Jean-Michel DEBRY • j.m.debry@skynet.be

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La série télévisée Vikings relate les exploits d’un groupe de Vikings menés par Ragnar Lothbrok, l’un de ces scandinaves les plus populaires au destin semi-légendaire. Sa première épouse, Lagertha (au centre de l’image, ndlr), est une skjaldmö  (guerrière au bouclier).

  

Cruelles Vikings ?

On a des Vikings l’image de guerriers brutaux, violents qui ont semé le feu et le sang partout où ils sont passés. Les bandes dessinées, les séries et les films qui leur sont consacrés ne sont pas là pour adoucir l’image. Nous n’avions pas affaire à des tendrons, c’est clair, mais ils ont aussi créé, pacifié, découvert. Tardivement convertis au catholicisme, ils étaient encore, à l’époque de leur présence dans nos régions, des «païens», ce qui dans l’iconographie médiévale du 7e au 11e siècle, ne pouvait en faire que des barbares. Ils l’étaient souvent.

C’étaient des hommes, la cruauté ne pouvant être que l’apanage d’êtres virils. Au moins pouvait-on le penser. Mais les réalités, comme ­souvent, ne sont pas directement superposables à ce qu’on croit être vrai. Il y a bien entendu quelques ­fictions qui ont mis en lumière des «combattantes ­barbares»; mais il s’agissait principalement de mettre en ­évidence un personnage tout en charme et ­en rondeurs pour l’agrément du film ou de la BD.

Comme souvent, l’avancée des techniques exploratoires permet d’affiner ou de confirmer ce qu’on pensait savoir. C’est ce qui s’est récemment passé avec le réexamen de restes humains exhumés d’une nécropole découverte en 1880 près de Birka, en Suède. Depuis longtemps, le doute était émis quant au sexe de l’un ou l’autre des corps; un doute qui s’effondre aujourd’hui avec l’examen de l’ADN: quelques-uns des «guerriers» enterrés avec des armes (épée hache, lance, couteau) et des signes de noblesse (étriers et même cheval !) étaient bien des femmes, ces Valkyries propres à la mythologie scandinave.