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Thibault GRANDJEAN • grandjean.thibault@gmail.com

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La Belgique sur une bulle d’hydrogène

C’est une découverte surprenante, qui attise la convoitise du monde entier: la présence de dihydrogène natif dans le sous-sol de la Lorraine, dans le nord-est de la France et, peut-être, de la Belgique. Estimée à 34 millions de tonnes, et potentiellement renouvelable, cette réserve d’énergie propre, la plus grande au monde, est une promesse presque inespérée pour les pays européens qui cherchent à acquérir une plus grande autonomie énergétique.

Initialement, les recherches menées dans le sous-sol lorrain visaient à attester de la présence de méthane dans les veines de charbon, grâce à sa diffusion dans les nappes aquifères. Quelle n’a donc pas été la surprise des chercheurs de trouver, dissous dans l’eau, du dihydrogène !

En effet, alors que l’hydrogène fait partie des éléments les plus abondants sur terre, il n’existe quasiment jamais sous forme gazeuse, mais plutôt lié à d’autres éléments: avec l’oxygène pour former la molécule d’eau, ou le carbone et l’azote, pour créer l’ensemble des molécules du vivant (sucres, protéines, graisses, etc.).

Au cours des années, plusieurs recherches ont bien tenté, sans grand succès, d’établir la présence de poches de gaz emprisonnées profondément dans le sous-sol, comme c’est le cas du gaz naturel. Grâce à cette découverte, les chercheurs estiment désormais que le dihydrogène s’y trouve plutôt sous forme dissoute, dans de grandes réserves d’eau douce que l’on nomme les nappes aquifères.

Deux hypothèses permettent d’expliquer la présence de ce gaz. La première est celle du charbon, présent en abondance dans le sol lorrain. Ce dernier, en effet, est composé d’atomes de carbone et d’hydrogène, qui, au contact de l’eau et sous les fortes températures du sous-sol, se diffuseraient alors dans cette dernière. L’autre hypothèse, encore plus excitante, envisage une réaction chimique entre les roches du sol, riches en carbonate de fer, et l’eau, qui aboutirait à la production de dihydrogène. Plus excitante car l’hydrogène ainsi produit n’est plus un gisement fini, mais bien une production continue presque illimitée.

Or, ces 2 hypothèses sont parfaitement compatibles avec l’existence d’hydrogène sous le sol belge. En effet, une large partie du sous-sol de Wallonie, au sud du sillon Sambre et Meuse, est composée de formations riches en fer. Et le Royaume est, bien sûr, un ancien grand producteur de charbon, avec la présence de grands bassins houillers.

La Belgique s’est donc naturellement empressée, après la découverte française, de mettre sur pied un plan de cartographie du sous-sol visant à déterminer les potentielles ressources du pays. Doté d’un budget total de 3,5 millions d’euros, ce programme, mené par BELSPO, l’organisme fédéral de la politique scientifique, et le Service géologique de Belgique (Institut des Sciences naturelles), sera soutenu via les recettes du système européen de quotas carbone.

Les recherches seront menées selon 2 axes de travail parallèles exécutés simultanément: la modélisation géologique, et une détection sur le terrain. Cependant, même en présence de ressources importantes de dihydrogène, ce dernier ne pourra pas être exploité avant plusieurs années. En effet, plusieurs obstacles restent à franchir. La profondeur des puits de forage, tout d’abord, alors que les recherches françaises se font actuellement à environ 4 000 m de profondeur, soit le double de la moyenne des forages pétroliers.

La récupération et le stockage ensuite. Même si le dihydrogène est un gaz léger qui remonte facilement à la surface, ce dernier est actuellement dissous dans de l’eau, et les outils de captage sont actuellement en cours d’élaboration. Enfin, en raison de sa faible densité, son transport et son stockage nécessitent des pipelines spécifiques. À ce titre, les 3 pays du Benelux et les Hauts-de-France ont signé, en mai 2025, un plan qui envisage la création d’un réseau transfrontalier d’hydrogène d’ici à 2030. Mais ce dernier, en raison des difficultés budgétaires du pays, a été significativement amputé.

    https://georessources.univ-lorraine.fr/cnrs-hydrogene/

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L’ACTU DES ENTREPRISES

Un nouveau centre de lutte contre les mines

Si vis pacem, para bellum. Cet adage du 5e siècle («Si tu veux la paix, prépare la guerre») semble devenir l’un des mantras des forces armées du 21e siècle. Naval Group Belgium et l’Université libre de Bruxelles viennent d’inaugurer ensemble un nouveau Technocentre à Nivelles, consacré à la lutte contre les mines. Alors que partout sur la planète, la guerre se robotise, ce pôle sera dédié au prototypage et à l’expérimentation de nouvelles technologies de drones et robotiques au service des marines. Parmi les projets à l’étude, le technocentre présente des containers de drones, déployables partout et rapidement, des drones capables de communication longue portée, ainsi que des bracelets connectés permettant aux plongeurs de piloter des drones sous-marins à distance. Le Mine Counter Measures (MCM) Technocentre fait partie d’un programme belgo-néerlandais de remplacement des moyens de lutte contre les mines, plus proactif. Le centre a ainsi pour but de développer des technologies sur mesure, en sollicitant le tissu des PME belges, favorisant une production locale. En 2021, Naval Group Belgium inaugurait déjà un centre de recherche MCM à Bruxelles, avec l’objectif d’améliorer les capacités de détection, et de tester des applications d’intelligence artificielle. 

    https://www.naval-group.com/

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Attention au virage !

Au nord de Couvin coule l’Eau Blanche. Ce cours d’eau de 42 km, qui passe au sein du Parc national de l’Entre-Sambre-et-Meuse, a fait l’objet d’un projet de la Direction des cours d’eau non navigables du Service Public de Wallonie. Celle-ci a recréé 20 méandres, rallongeant le cours d’eau de 750 m. Alors que dans les années 1960, ce cours d’eau a été, comme bien d’autres, rectifié et élargi, cette reméandration s’inscrit dans un projet de retour au tracé naturel de la rivière. Ce retour aux sources a plusieurs avantages, dont en premier lieu une amélioration de la biodiversité, qui devrait être multipliée par deux ou trois. En effet, de nombreux animaux comme les martins pêcheurs, les castors ou les truites sont favorisés par ce tracé sinueux. Mais les humains devraient également profiter de ce chantier: en ralentissant l’onde de crue, les méandres permettent de préserver les zones bâties en aval, en sur-inondant les zones naturelles, bien mieux adaptées au cycle naturel de l’eau. Enfin, ce tracé permet un meilleur rechargement des nappes phréatiques, via un temps de résidence plus long de l’eau dans la plaine.

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Une clinique de la ménopause

Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fluctuations émotionnelles, douleurs articulaires ou diminution de la libido… Ces symptômes, éprouvés par de nombreuses femmes à l’approche de leur ménopause, sont souvent mal compris, et évacués comme des symptômes de cette nouvelle phase de vie. Pour accompagner au mieux les femmes, le CHIREC a ouvert depuis janvier une clinique de la ménopause, spécifiquement dédiée, qui doit permettre aux femmes de trouver un nouvel équilibre. Car avec la chute de la production d’œstrogènes, ce sont de nombreuses fonctions qui s’en trouvent bouleversées, comme la santé des os ou du système cardiovasculaire. Outre les traitements hormonaux, qui sont parfois inaccessibles du fait du manque d’informations, cette clinique propose donc des consultations approfondies, avec une équipe pluridisciplinaire, afin de donner aux patientes les outils et les connaissances nécessaires pour aborder cette période plus sereinement.

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Une app pour toutes les données de soins

Savez-vous quand vous devrez faire votre prochain rappel de vaccin contre le tétanos ? Votre prochain frottis, ou votre dépistage du cancer colorectal ? L’accès aux données de santé est crucial dans la vie de tout un chacun, et ce dernier n’est pas forcément aisé. Certes, il existe le carnet de santé, mais passé la majorité, ce dernier n’est souvent pas mis à jour. L’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami), en collaboration avec le SPF Santé Publique, a désormais regroupé l’ensemble de ces informations dans une seule application, dénommée Ma Santé. Elle regroupe non seulement les dates de vaccination, des examens de dépistage, et des résultats d’examens, mais également vos antécédents, vos prescriptions médicales, votre schéma de médication si vous devez prendre régulièrement des médicaments, ainsi que les informations médicales de vos enfants jusqu’à 16 ans. Après votre consentement, ces données sont également consultables par vos soignants, afin d’éviter les interactions médicamenteuses, ou les examens inutiles.

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Un outil simple pour la qualité de l’eau potable

L’eau du robinet fait partie des produits de consommation les plus drastiquement surveillés. Elle doit être à la fois potable et conforme, c’est-à-dire exempte de contamination bactérienne ou de substances nocives comme les pesticides. Malheureusement, les scandales récents des PFAS ont rendu les citoyens méfiants vis-à-vis de la qualité de l’eau du robinet. Et si les distributeurs d’eau sont tenus de publier les informations sur la qualité de l’eau, ces tableaux de données sont parfois difficiles à lire. Pour y remédier, le SPW Environnement a mis en ligne un outil de cartographie simple, permettant de trouver en quelques clics la qualité de l’eau de sa zone d’habitation, indiquée par un code couleur. Pour chaque zone de distribution, le citoyen a également accès à une fiche qualité de l’eau distribuée, qui reprend différents paramètres, comme l’acidité, la dureté, l’origine de l’eau et le traitement subi, ainsi que différentes concentrations de pesticides et métabolites. À noter cependant que ces données constituent une moyenne des données de l’année précédente, actualisée au mois de juin. De plus, les données concernant les PFAS ne seront disponibles qu’avec les données de 2025.  

    https://environnement.wallonie.be/home/milieux/eau/etat-des-eaux/eau-de-distribution/qualite-de-l-eau-de-distribution.html

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En Bref

6 ans après le lancement de la 5G, Proximus lance la 5G+ en Belgique. Déjà disponible pour certains clients professionnels, cette technologie s’étendra d’ici l’été aux particuliers, sous réserve d’avoir un appareil compatible. La 5G+ offre une expérience extrêmement stable, avec une qualité d’appel supérieure et une sécurité encore renforcée. La technologie est également plus résistante aux pics de trafic, comme dans les lieux très fréquentés.
 

Engie va déployer et exploiter 2 926 points de recharge pour véhicules électriques en Wallonie d’ici 2 ans. Ces nouvelles infrastructures, d’une puissance de 22 kW, seront réparties sur 242 communes wallonnes. L’entreprise exploite actuellement près de 7 000 points de recharge en Belgique, répartis entre la Flandre et Bruxelles.

    www.engie.be

 

Les entreprises émettrices de CO2, comme les cimenteries, commencent à se doter de filtres capables de capter le carbone avant son émission dans l’atmosphère. La Belgique s’est associée à la Norvège pour transporter ce CO2 via des pipelines, afin de le réinjecter dans d’anciens champs pétrolifères de la Mer du Nord.

 

L’application Itsme, qui permet de s’identifier en ligne afin de se connecter à sa banque ou à l’administration, a franchi la barre des 8 millions d’utilisateurs. Pourtant, malgré ce succès, et selon le baromètre de l’Agence du Numérique, 10% des Wallons de 15 ans et plus ne connaissent pas itsme (300 000 personnes), et 12% se sentent dans l’incapacité d’installer l’application, soit 360 000 personnes. Des chiffres qui illustrent la fracture numérique persistante du Royaume.

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L’ACTU DES LABOS

L’inhumanité des armes conventionnelles

Dans le langage de la guerre, on utilise souvent le terme d’armes conventionnelles, par opposition aux armes non-conventionnelles, c’est-à-dire les armes de destruction massive, ou les armes chimiques. Cette distinction sous-entend qu’il existe des armes acceptables et d’autres non. Et pourtant, d’après une étude menée un chercheur de l’ULiège, ces armes dites conventionnelles ont provoqué des dévastations et des souffrances de masse dans les conflits modernes. Et selon le chercheur, cela tient à une logique particulière, celle de l’économie de la force, qui postule qu’aucune violence supplémentaire à celle nécessaire n’est utilisée pour atteindre les objectifs fixés. Cette logique d’optimisation (infliger le maximum de dégâts pour le minimum de coûts et d’efforts) a alors créé une brutalisation uniforme du monde, une normalisation de la violence qui ne distingue plus les moyens de la fin, et une violence de masse légitime et moralement dénuée de responsabilité. Basée initialement sur les conflits du début du 20e siècle, le chercheur montre que cette logique prévaut toujours en Ukraine et à Gaza. 

    J. Pomarede, European Journal of International Relations, 2025

    https://www.cite.uliege.be/cms/c_12901434/fr/les-armes-conventionnelles-et-la-normalisation-de-la-violence-de-masse

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Graphe-moi ça !

Modéliser un réseau est une science très utile et aux possibilités multiples, que ce soit pour déterminer la stabilité d’un réseau Internet, concevoir un réseau de neurones, ou encore pour les sciences sociales et les connexions entre individus au sein des réseaux sociaux. Mais voilà, avec à peine 11 points, 12 millions de graphes sont possibles. Alors imaginez le niveau de difficulté que cela représente ! Pour aider à s’y retrouver, les chercheurs de l’UMons ont mis en ligne une interface Web interactive: PHOEG. Il s’agit d’un outil novateur car, à l’inverse des outils informatiques classiques, qui estiment les résultats via des approximations, Phoeg propose des résultats très précis, mais sur de petits graphes, avec l’espoir de découvrir des patterns qui peuvent être généralisés à l’ensemble des graphes, quelle que soit leur grandeur. L’outil contient une base de données d’environ 34 millions de graphes différents que les chercheurs peuvent visualiser grâce à une carte interactive. 

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La science au service du terroir

Grâce à l’Union européenne, les produits et savoir-faire des terroirs européens sont protégés par le label IGP, pour Indication Géographique Protégée. Ce label joue un peu le rôle d’un brevet, en empêchant par exemple d’appeler Saucisson d’Ardenne, ou Escavèche de Chimay, tout produit qui n’a pas été produit au sein de ces terroirs et selon un cahier des charges strict. Mais comment déterminer précisément ce qui relève du patrimoine culinaire de la Wallonie ? C’est le rôle d’un projet scientifique dénommé AgriLabel, porté notamment par le département d’Histoire de l’UNamur. Ces chercheurs démontrent, par les sources et par l’analyse scientifique, le lien intime entre ces produits et leur terroir. Ainsi, le travail a permis de démontrer que la cristallisation très fine du miel wallon est due à la grande diversité florale de la Wallonie et à laquelle les apiculteurs se sont adaptés en développant une technique de cristallisation dirigée du miel. Et c’est grâce à ce travail qu’une IGP a été attribuée au Miel Wallon en 2025, tout comme le boudin de Liège. Deux autres dossiers sont actuellement en cours d’examination: la fraise de Wépion, et la révision du cahier des charges du Jambon d’Ardenne IGP. 

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L’IMAGE DU MOIS

Certains oiseaux colorés le sont encore plus qu’on le pensait ! Sous rayonnement ultraviolet, la proéminence noire du casoar à casque se pare de couleurs inattendues ! Ces dernières servent probablement à la communication interpersonnelle, alors que ces oiseaux perçoivent les ultraviolets. 

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Un traitement ­probiotique contre la vaginose bactérienne

La santé des femmes fait depuis longtemps l’objet d’un manque de recherche et de financement. Il en résulte des affections moins bien prises en charge, parce que mal connues ou mal diagnostiquées. Ainsi, la vaginose bactérienne, un déséquilibre du microbiome vaginal, qui touche près de 30% des femmes à l’échelle mondiale, récidive dans plus de 60% des cas. Elle peut même devenir chronique, engendrant alors des pertes et odeurs, mais aussi un risque accru d’accouchement prématuré et de contamination par le VIH ou le papillomavirus humain. Une étude menée par une équipe de chercheurs, à laquelle a participé l’UCLouvain, a mis au point un traitement par probiotiques, à prendre conjointement avec le traitement antibiotique de la maladie. Résultat, le microbiome vaginal de 66% des participantes contenait des bactéries protectrices dès les 5 premières semaines de traitement. D’autres essais cliniques nécessaires à l’optimisation et l’autorisation de mise sur le marché du traitement sont à l’étude. 

   D. Potloane, et al. Cell Host & Microbe, 2026

    https://www.uclouvain.be/fr/news/un-traitement-probiotique-prometteur-contre-la-recidive-de-la-vaginose-bacterienne

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Des babouins dans l’Égypte antique

On associe souvent l’Égypte antique au culte des chats en raison notamment des sépultures de félins exhumées. Mais en réalité, de nombreux animaux avaient droit à ces honneurs. Sur le site de Hiérakonpolis, situé à 100 km au sud de Louxor, et étudié depuis 1979, se trouve une nécropole prédynastique, réservée aux élites, qui offre un regard précieux sur la manière dont vivaient les classes supérieures en 3 500 av. J.C. Des chercheurs de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique ont mis à jour une vingtaine de squelettes de babouins, parfois enterrés auprès des humains. Dans les documents qui nous sont parvenus, les babouins sont régulièrement associés au Dieu Thot. Or, ces animaux ne sont pas originaires d’Égypte, et ont donc été importés. Les traces comme celles laissées par la malnutrition ou le stress font dire aux chercheurs que les babouins n’étaient pas nourris sur site, mais importés en plusieurs fois, indiquant l’existence de routes commerciales, bien plus complexes qu’estimé auparavant, en direction du Sud de l’Égypte. 

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En Bref

Une nouvelle espèce de gecko, le Tokay noir, vient d’être identifiée à la frontière entre la Thaïlande et la Malaisie par une équipe belgo-thaïlandaise. Longtemps confondue avec le Tokay commun, elle est désormais reconnue comme une espèce distincte: Gekko dam, qui signifie noir ou foncé en thaïlandais. La description d’un nouveau tokay porte à huit le nombre d’espèces du genre Gekko recensées en Thaïlande, dont 4 y sont endémiques.

L’UNamur met en place des jeux immersifs afin de mieux préparer ses étudiants au monde réel. Ainsi, après la pharmacie fictive, qui doit permettre aux étudiants en pharmacie de mieux appréhender le contact avec leurs futurs patients, les étudiants de médecine ont également testé un jeu sous forme d’escape game, appelé le voyage d’Eugène, qui vise à renforcer la communication et la collaboration entre futurs professionnels de la santé.

    unamur.be

  

La crise de santé mentale ouverte par la pandémie de Covid-19 a eu une influence notable sur la perception de son importance. D’après une enquête menée par des chercheurs de l’UCLouvain, lors d’urgences de santé publique, la population comme les décideurs politiques estiment que la santé mentale est aussi importante que la santé physique. Mais paradoxalement, les seconds sont davantage favorables aux restrictions de déplacement, alors même qu’elles ont été à l’origine de bien des détresses psychologiques.

  

L’UMONS a lancé avec Materia Nova le Hub Micro- et Nanoplastiques du Hainaut. Cette structure, unique en Europe, est destinée à mieux comprendre et combattre cette pollution désormais omniprésente et devenue une urgence sanitaire globale. L’objectif du Hub est de développer des outils et des compétences afin de mesurer, tracer, et à terme, maîtriser cette pollution.

    web.umons.ac.be/fr/lumons-et-materia-nova-lancent-le-premier-hub-europeen-dedie-aux-micro-et-nanoplastiques/

 

Quiconque a déjà construit ou rénové une maison sait à quel point les relations avec l’architecte peuvent être tendues. Une équipe de l’ULiège a développé une application, dénommée MyPlan, qui centralise les communications, le suivi budgétaire et la gestion du projet entre toutes les parties prenantes et ainsi, peut-être, ramener un peu de sérénité.

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INTERVIEW

Place aux vélos cargos !

Primée lors des HERA Awards par la Fondation pour les Générations Futures dans la catégorie Sustainable Design, Tiffany Niccoli, aujourd’hui doctorante à l’ULB, a cherché durant sa thèse à mieux intégrer les livraisons en vélo-cargo dans la ville, avec Bruxelles comme cas d’étude.

Quelles sont les questions qui ont motivé votre projet ?

Ma thèse de Master part d’un constat qui est celui de l’augmentation des livraisons, principalement en raison du shopping en ligne. L’augmentation des camions de livraison crée des nuisances, comme la pollution, les embouteillages, et une pression sur l’espace public qui aboutit à plus de place pour la circulation et moins pour les piétons.

Quelle recherche avez-vous mené ?

L’idée est de s’intéresser en particulier à ce qu’on appelle le dernier kilomètre, c’est-à-dire le trajet des colis entre l’entrepôt et le domicile du client, qui est en réalité le plus polluant et qui crée le plus de tensions. En effectuant ces livraisons par vélo-cargo, on diminue considérablement le nombre de camionnettes de livraison. Mais plutôt que de construire encore des entrepôts, j’ai cherché dans mon mémoire comment profiter du bâti existant, en l’utilisant pour installer en ville des mini entrepôts qu’on appelle des nano-hubs. Car dans une ville, la solution n’est souvent pas de construire davantage, mais d’utiliser au mieux ce qui existe déjà.

Comment avez-vous procédé ?

J’ai commencé par interviewer l’ensemble des acteurs du circuit de livraison (les décideurs politiques, les agences publiques, les sociétés de livraison, les chercheurs), afin d’énumérer les critères à prendre en compte pour établir ces nano-hubs: économiques, environnementaux, leur accessibilité, etc.

 J’ai alors obtenu plusieurs cartes indiquant les zones d’entrepôt les plus propices. Et j’ai fait correspondre ces zones à la liste de ce qu’on appelle des actifs dormants, c’est-à-dire des lieux non utilisés, comme des places de parking ou des immeubles vides. J’ai ainsi identifié plusieurs lieux capables d’accueillir ces nano-hubs. Cette méthodologie a l’immense avantage de pouvoir être adaptée à différentes villes, en fonction des spécificités qui lui sont propres.

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DATA

10 000 MILLIARDS DE JOULES 

Jupiter est une planète dangereuse. Alors que sur Terre, un simple éclair libère une énergie d’environ un million de joules, les éclairs des orages jupitériens sont jusqu’à 100 000 fois plus puissants: jusqu’à 10 000 milliards de Joules, soit un sixième de la bombe larguée sur Hiroshima ! Et plusieurs éclairs se produisent à chaque minute. De plus, il est tout à fait possible que ces calculs sous-estiment la taille réelle de ces éclairs, dont les chercheurs ne captent qu’une partie des radiations. Nom de Zeus !

   M.H. Wong, AGU Advances, 2026

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COUP D’CRAYON

    Vince • vincent_dubois@me.com

Les mammifères, et particulièrement ceux qui vivent en groupe, prennent naturellement soin les uns des autres. Cela passe souvent par un geste que l’on nomme l’épouillage, ou le toilettage (grooming en anglais), et qui tient autant de l’hygiène que du lien affectif. Ainsi, les chauve-souris vampires sont particulièrement friandes de ces gestes sociaux, avec près de 5% de leur temps passé à lécher leurs congénères ! Un comportement pas totalement désintéressé: elles s’assurent ainsi des relations sociales cruciales, susceptibles de partager leur repas, alors qu’une nuit sans manger peut leur être fatale. Mais au-delà de la socialisation, le toilettage est également un geste d’hygiène ! Des chercheurs ont réussi à déterminer que les chauve-souris guident leurs congénères vers les endroits les plus difficiles à atteindre: le visage, la tête, ou le haut du dos. Comment dit-on en chauve-souris: «Tu peux me lécher entre les omoplates ? Un peu plus haut… Un peu plus à gauche… Ouiiii là parfait…» ?

   C. Chen, BioArxiv, 2026

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