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Jean-Claude QUINTART • jc.quintart@skynet.be

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L’appel du large

Vent en poupe pour le secteur éolien, dont la production en mer du Nord devrait quadrupler grâce à la Belgique, au Danemark, à l’Allemagne et aux Pays-Bas qui vont unir leurs forces pour faire de la mer du Nord la plus grande centrale d’énergie durable d’Europe. Concrètement, selon l’accord signé entre les 4 pays lors du North Sea Summit d’Esbjerg (Danemark), leur capacité éolienne combinée en mer devrait passer à 65 GW d’ici 2030 et à 150 GW au moins d’ici 2050. Pour notre pays, cela se traduit par une capacité éolienne offshore de près de 6 GW en 2030 et 8 GW en 2040. À noter qu’avec son tout premier îlot énergétique hybride en mer du Nord et ses interconnexions avec le Danemark et le Royaume-Uni, la Belgique fait figure de pionnier en matière d’éolien offshore. De surcroît, avec une production actuelle de 2,26 GW, en 10 ans, notre pays s’est hissé à la deuxième place mondiale en terme de capacité offshore par habitant après le Danemark.

«Cette accélération verte nous permet de remplacer plus rapidement le gaz et le pétrole par l’éolien en mer et l’hydrogène vert. Nous augmentons ainsi notre indépendance énergétique tout en réduisant à la fois nos factures et nos émissions de CO2», note à ce sujet Tinne Van der Straeten, ministre de l’Énergie du Gouvernement fédéral. Qui rappelle que dans le cadre du plan de relance européen, la Belgique fait encore la Une en construisant le tout premier îlot d’énergie hybride en mer du Nord et en envisageant également la pose de panneaux solaires flottants en mer du Nord. Notons enfin que nombreuses sont déjà les entreprises belges à figurer parmi les leaders mondiaux de l’éolien de par leur participation à la construction de parcs en Écosse, en France et aux États-Unis notamment. Aujourd’hui, l’éolien représente chez nous quelque 14 000 emplois et 10 000 supplémentaires devraient être créés à l’horizon 2030.

https://www.premier.be

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Nouveaux développements

C’est durant cet été que les premiers sels ont été injectés dans le récepteur de la centrale solaire DEWA (UAE), dans le désert de Dubaï. Conçu et fourni par le wallon John Cockerill, ce récepteur thermo-solaire de 1 500 tonnes et d’une hauteur de 40 m, est installé au sommet d’une tour en béton de 260 m. Basée sur la technologie des sels fondus, utilisés comme fluide colporteur, cette installation, une fois la température atteinte de 565 °C via les 70 000 héliostats réfléchissant les rayons du soleil vers les échangeurs, produira de l’électricité jour et nuit grâce aux sels stockés, à une puissance stable et continue de 100 MW. Avec seulement 5 références dans le monde pour cette technologie, John Cockerill peut se targuer d’être le premier fournisseur mondial de récepteurs solaires à sels fondus. 

Sur un autre registre, l’entreprise annonce qu’elle figure parmi les 35 sociétés retenues du Projet Important d’Intérêt Européen Commun (PIIEC) Hy2Tech de construction d’une chaîne de valeur dans la technologie de l’hydrogène en Europe. À cette occasion, John Cockerill ambitionne de développer une capacité de production de 1 GW d’électrolyseurs à l’horizon 2030. Cette volonté repose sur le développement d’électrolyseurs alcalins de grandes capacités (de 5 à 20 MW) et sur le lancement d’une filière de fabrication d’électrolyseurs à grande échelle en Europe. «Nous sommes très fiers de pouvoir participer au développement et à la mise en place de cette chaîne de valeur et allons de ce pas accélérer le déploiement de nos capacités de production d’électrolyseurs ainsi que nos travaux de recherche et d’innovation», déclare Raphael Tilot, Président exécutif de John Cockerill Renewables. Avec 1/3 du marché mondial, le groupe est le leader mondial des électrolyseurs alcalins. En 2021, il a d’ailleurs installé 151 MW des 458 MW qu’a comptés le marché mondial, soit 33% de parts de celui-ci.

https://www.johncockerill.com

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Les verres de demain  débarquent

Soucieux de contribuer à la protection de l’environnement, AGC Glass Europe annonce l’arrivée d’une nouvelle gamme de verres bas carbone pour la fin de cette année. Selon sa feuille de route, le verrier devrait atteindre la neutralité carbone à l’horizon avec, en 2030 déjà, une réduction de ses émissions directes et indirectes de CO2 de quelque 30%. «Atteindre la neutralité carbone demandera une transformation holistique de notre production de verre. Une démarche qui devra aller du sourçage et de l’utilisation de matières premières durables et de l’augmentation de la teneur en groisil aux méthodes de fusion du verre, par le recours à de nouvelles techniques, d’énergies alternatives et d’un accroissement de la part d’électricité renouvelable dans le processus de production, sans oublier la conception et les usages utiles de nos produits en vue d’optimiser leurs avantages climatiques pendant leur cycle de vie», explique Davide Cappellino, Président de la division Architectural Glass Europe and Americas d’AGC.

Dans ce contexte, la société a déjà mis en œuvre différentes mesures sur plusieurs fours récemment rénovés afin de réduire leur empreinte carbone. Un engagement dont la prochaine étape sera la mise sur le marché d’une première gamme de verres bas carbone. «Un jalon de première importance sur notre feuille de route vers la neutralité carbone», conclut avec satisfaction Davide Cappellino.

https://www.agc-glass.eu

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Les cartes au menu

Leader mondial en Défense et Sécurité ainsi qu’en Armement sportif, le wallon FN Herstal a inauguré, en présence du Ministre wallon de l’Économie, une nouvelle ligne d’assemblage de cartes électroniques sur sa facilité de Herstal (Liège). Un investissement au menu de son programme de diversification et d’engagement dans la digitalisation des systèmes critiques. Avec l’assemblage de ces cartes dites Surface Mounted Device, le wallon se positionne comme futur leader européen en termes d’innovations, conception, production et assemblage des fonctions électroniques de demain. Un projet qui se concrétise à point nommé lorsqu’on songe à la pénurie actuelle et aux encouragements de l’Union européenne quant à un retour de la fabrication des semi-conducteurs d’aujourd’hui et de demain sur le vieux continent.  «Par son très haut niveau de qualification, cette ligne est une première en Wallonie et en Belgique», souligne avec fierté Igor Klapka, Directeur du Département Systèmes. «Elle répondra aux besoins de productions industrielles agiles à haute variabilité et niveaux d’exigence requis pour les systèmes critiques, ceci non seulement pour les prototypes mais également pour les séries», précise Julien Compère, CEO du groupe. Ajoutant qu’«Avec une ligne d’assemblage aussi pointue, nous répondrons à nos besoins, à ceux de nos clients historiques et aux demandes d’autres secteurs aux fonctions critiques comme les transports, l’aéronautique, le ferroviaire et le médical».

Cet investissement de quelque 4 millions d’euros réjouit bien évidemment Willy Borsus, vice-président et ministre de l’Économie du Gouvernement wallon, qui y voit «Une opportunité technologique sans précédent pour le redéploiement économique de notre Région». Et ajoute: «C’est une réponse concrète à la pénurie mondiale de semi-conducteurs de haute technicité à laquelle nous devons faire face et aussi un signal fort pour la compétitivité des start-ups, PME et industries wallonnes technologiques qui, à l’avenir, pourront bénéficier de la flexibilité et de l’agilité de cet outil à la pointe de l’Art».

https://www.fnherstal.com

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Du bon usage des médicaments

Avec la plateforme PharmaScan BeLux, pharma.be et Medaxes apportent des réponses à un besoin exprimé depuis longtemps déjà en termes d’informations de meilleure qualité sur la distribution des médicaments aux hôpitaux. Ainsi, par exemple, les entreprises doivent pouvoir démontrer l’impact budgétaire à l’occasion du lancement de nouveaux médicaments ou lorsque des solutions concurrentes apparaissent, de suivre l’évolution du marché. Pour ces raisons, la plateforme recevra, directement auprès des sociétés pharmaceutiques, les informations de distribution des médicaments aux hôpitaux et ce, uniquement au niveau du nombre de conditionnements pour tous les médicaments dans l’environnement hospitalier, qu’ils soient délivrés sur prescription ou non, remboursés ou non. Les données sensibles et notamment celles relatives aux patients ne sont donc pas collectées.

«L’ambition est de devenir la source d’information fiable sur la distribution des médicaments aux hôpitaux. Primordiale dans ce projet, la qualité des données permettra aux membres de mieux organiser leur approvisionnement en médicaments et de mieux étayer leurs dossiers de demandes de remboursement grâce à des données de marché plus fiables», note Caroline Ven, CEO de pharma.be. De son côté, Michel Collard, CEO de PharmaScan Belux explique que «la plateforme fonctionnera selon les normes de qualité les plus élevées en termes de confidentialité, de respect de la vie privée et d’agrégation des données».

https://pharma.be

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Solvay à la Une

Parmi les 13 000 fournisseurs réguliers de Boeing issus de plus de 48 pays dans le monde, c’est le belge Solvay qui a emporté cette année le Boeing Supplier of the Year Award, pour la qualité de ses performances, ses coûts, ses initiatives environnementales, son service client et son expertise technique. «Cette reconnaissance est l’aboutissement de plus de 50 années de collaboration à la résolution de problèmes complexes par des innovations, des solutions de supply chain non conventionnelles et de partage des mêmes valeurs entre nos deux entreprises», se réjouit Carmelo Lo Faro, Président du Segment Matériaux.

Quelques semaines plus tard, c’était au tour de Lockheed Martin de décerner à CEM Defense Material LLC (CDM), filiale de Solvay, l’Elite Supplier Award pour avoir respecté à 100% le zéro défaut et les délais de livraisons prévus durant la totalité de l’exercice 2021. Installée à Tempe, en Arizona, et opérant sous agrégation Special Security du Département de la Défense des États-Unis, cette filiale de Solvay propose une large panoplie de matériaux composites pour les besoins de défense terrestre, aérospatiale et maritime.

Parallèlement à la réception de ses lauriers américains, Solvay a inauguré un laboratoire de développement en nouvelles applications ainsi qu’une ligne de technologie d’impression 3D dans sa facilité de recherche et d’innovation d’Alpharetta (Géorgie), site qui est également le quartier général mondial du segment Matériaux du Groupe. Ce dernier investissement de plus de 30 millions d’euros permettra à Solvay d’offrir à ses clients une plateforme d’innovation sur laquelle ils pourront pratiquer des opérations de prototypage avancé, de validation d’ingénierie virtuelle et des tests spécialisés. Un plus qui permettra aux clients d’intervenir en temps réel avec les ingénieurs de Solvay pour co-créer des solutions disruptives et innovantes encore plus efficaces qu’auparavant. Cette réalisation est «Le dernier exemple en date de notre présence croissante aux États-Unis et de notre investissement continu dans l’innovation afin d’ouvrir la voie aux véhicules électriques, à l’économie de l’hydrogène, à l’aérospatial et à d’autres avancées qui soutiennent une société plus durable», devait déclarer à cette occasion Ilham Kadri, CEO de Solvay. En 2021, l’Amérique du Nord représentait 26% des ventes nettes de Solvay qui mobilise ici plus de 5 400 salariés dans 25 États, sur 38 sites industriels, 3 centres de Recherche et Innovation et 3 sièges sociaux.

https://www.solvay.com

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COUP D’CRAYON

Elle a fait le buzz à la Fashion Week de Paris: la robe en spray ! Dix minutes à peine ont suffi pour pulvériser une robe blanche sur mesure sur un mannequin presque nu. Le tout sous les yeux ébahis du monde entier. Si ce n’est pas de la magie, de quelle technologie s’agit-il ? Le spray contient des fibres au choix (laine, mohair, coton, nylon, cellulose, lin…), un polymère liquide et des solvants qui s’évaporent au contact de certaines surfaces, comme la peau par exemple. Les fibres se collent entre elles, créant ainsi un textile non-tissé, lavable et même recyclable ! La technologie, qui date en réalité d’une dizaine d’années, peut être utilisée notamment dans le secteur médical pour fabriquer des pansements, lingettes ou même des masques. 

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essenscia affûte ses outils…

Et annonce sans complexe, «Build a home for your biomanufacturing in Wallonia» en entame de son nouveau site Internet dédié aux investisseurs internationaux. En osant affirmer que la Wallonie est une terre d’accueil de choix pour les bio- et pharma- entreprises, essenscia montre sa volonté d’attirer toujours plus d’initiatives dans la région. Développé par l’Awex et essenscia Wallonie, le site nouveau
https://www.kickstartbiomanufacturing.be détaille les nombreuses success stories déjà écrites chez nous et présente les atouts régionaux en sciences de la vie: collaborateurs hautement qualifiés, localisation au cœur de l’Europe, etc. «En Wallonie, biopharma et biotech font désormais partie de notre ADN», note Frédéric Druck, directeur d’essenscia Wallonie. Et l’administratrice générale de l’Awex, Pascale Delcomminette, d’ajouter: «Nous avons les talents, nous avons l’écosystème, nous sommes un pôle biologistique. Avec essenscia, nous allons travailler ensemble pour continuer à amplifier notre présence sur la carte mondiale». À noter que ce nouveau site est une facette des initiatives du plan Boosting biomanufacturing in Wallonia lancé en 2021 par les 2 entités.

Afin d’accompagner les entreprises biomanufacturières dans leur transformation numérique, Biowin, le CETIC et essenscia Wallonie ont conjugué leurs efforts pour créer BioMan. Ce projet, d’une durée de 2 ans et doté d’un budget de 140 000 euros, vise la numérisation des bioprocédés et est repris par l’Agence du numérique (AdN) via le programme régional Industrie du futur, qui entend améliorer la compétitivité des sociétés manufacturières par les technologies digitales. De fait, les approches biothérapeutiques ont désormais recours à des méthodes de production plus complexes et plus coûteuses que les procédures classiques d’hier basées sur la synthèse chimique. Aujourd’hui, la bioproduction touche les produits de thérapie cellulaire et d’ingénierie tissulaire, les protéines recombinantes, les anticorps monoclonaux, les acides nucléiques ADN/ARN, les vecteurs viraux, les exosomes, les bactériophages, etc. Cette nouvelle réalité impose aux industriels wallons de disposer d’outils de pointe en réalité virtuelle, réalité augmentée, maintenance prédictive, etc.

Sur le terrain, BioMan articulera sa mission en 4 volets: la sensibilisation digitale des entreprises actives en biomanufacturing; la réalisation d’un diagnostic de maturité digitale pour les industriels marquant un intérêt au concept; l’accompagnement et la rédaction d’un road map pour des projets concrets de numérisation avec indentification des outils financiers pour la conduite à bonne fortune du projet et enfin, la récolte de données sur les besoins futurs en compétences techniques des acteurs du biomanufacturing. «Cela fait plusieurs années déjà que nous avions identifié l’évolution de la bioproduction comme un défi majeur pour la croissance et la compétitivité de l’écosystème BioWin. Aujourd’hui, la digitalisation est un angle d’innovation incontournable si nous voulons rester parmi les leaders. Aussi, sommes-nous fiers d’être associés au CETIC et à essenscia Wallonie pour ce projet stratégique», explique Sylvie Ponchaut, directrice générale de BioWin. De son côté, Paul Vanabelle, Expert Research Engineer au CETIC, déclare que dans le cadre de BioMan, une des missions du CETIC «Est de mobiliser les biopharmaciens et de les soutenir de manière pratique lorsqu’ils se lancent, même petitement, dans la digitalisation de leurs procédures de travail». Thierry Ferain, directeur innovation et croissance chez BioWin et coordinateur du projet BioMan, de conclure en précisant «Être déjà en contact avec plusieurs sociétés wallonnes intéressées par un diagnostic digital de leur entreprise par le CETIC».

https://www.digitalwallonia.be/fr/programmes/industrie-du-futur/

Sur un autre registre, Valérie Glatigny, ministre de l’Enseignement supérieur, a accrédité 2 nouvelles formations de bacheliers pour les étudiants en chimie et sciences de la vie. Proposé par HELHa et HEPH Condorcet, le bachelier en biopharmacie formera les étudiants à la recherche et à l’élaboration de produits, à la production de molécules, de vaccins, etc. Offert par la HE Vinci et HELHa, le cours de bachelier en bioqualité amènera les étudiants à élaborer et améliorer les procédures liées à la qualité, l’hygiène, la sécurité et l’environnement. Ces formations entendent répondre aux besoins de l’industrie en talents formés et rencontrer aussi une demande d’étudiants en matière de pratique des métiers.

https://www.essenscia.be

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Découverte très inquiétante !

On se serait bien passé de cette nouvelle. Ainsi, une équipe de l’UCLouvain a découvert un facteur génétique multipliant par 4 le risque d’insuffisance rénale terminale. Terrible en effet, surtout lorsqu’on sait que cette pathologie est une maladie à forte prédisposition génétique qui affecte 10% de la population mondiale, y compris dans notre pays, soit 1 million de belges dont l’insuffisance rénale terminale nécessite dialyse ou transplantation. D’où le besoin de décrypter l’architecture génétique de l’insuffisance rénale chronique afin d’identifier au plus vite de nouvelles cibles thérapeutiques et ainsi prévenir ou retarder la progression de cette maladie. «Jusqu’ici, on observait 2 types de mutations ou variants génétiques: soit des mutations très rares avec un effet sévère sur le rein, impliqués surtout dans les maladies rares ou des variants fréquents présents chez tout un chacun mais avec ici un effet à peine perceptible sur le rein», explique Olivier Devuyst, professeur à l’UCLouvain et chef de clinique à Saint-Luc. Qui précise: «Un troisième type de mutations, à effet intermédiaire, était prédit de longue date pour mieux rendre compte de la composante héréditaire de la pathologie». Et c’est ce type de mutation à effet intermédiaire dans le gène UMOD, bien connu pour son rôle dans les pathologies rénales, qu’a réussi à identifier l’équipe conduite par Olivier Devuyst et Éric Olinger, des Universités de Zurich et Newcastle, et Cliniques Saint-Luc. «Cette mutation, détectée chez environ 1 individu sur 1 000, génère un effet biologique intermédiaire au niveau du rein, malheureusement suffisant pour multiplier par 4 le risque d’insuffisance rénale chronique terminale dans des cohortes combinées de plus de 6 millions de sujets. Ce qui, chez nous, pourrait toucher quelque 10 000 personnes», précisent les 2 chercheurs. Ajoutant que cette découverte a été possible grâce l’accès aux grandes bases de données, notamment celle de l’UK Biobank, dont la cohorte rassemble les données génétiques et cliniques de 500 000 individus en bonne santé et dont les données combinées à d’autres leur ont permis de valider leur hypothèse. Pour l’équipe de l’UCLouvain, ces avancées génétiques sont importantes dans l’optique d’une médecine de précision, car la connaissance de tels facteurs génétiques permettra de préciser le risque par rapport à certaines maladies. La compréhension de l’architecture génétique des maladies rénales ouvre la voie à de nouveaux traitements visant à éviter ou retarder la pénible et coûteuse dialyse.

L’étude complète ici: 
https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2114734119

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LE CHIFFRE

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Tel était, en millions d’euros, le montant des avoirs dormants auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du SPF Finances il y a quelques semaines. Une institution bien utile et pourtant méconnue des Belges. À gros traits, sa vocation première est la gestion des différents dépôts qui lui sont confiés, avant de les rembourser aux ayants droits en fin de procédure. Par avoirs dormants, la Caisse entend des comptes, assurances ou coffres transférés chez elle suite à l’inactivité avérée de leurs ayants droits. Sont concernés ici des fonds perdus de vue, comme un ancien compte oublié, ou des fonds versés sans le savoir sur un compte au bénéfice d’une personne notamment lors d’une succession.  Une méconnaissance qui fait que de nombreux citoyens belges possèdent en nom propre des fonds dormants à la CDC ! Sa vocation n’étant pas la thésaurisation, il est possible de récupérer les sommes via MyMinfin. Soucieuse d’aider toujours plus le citoyen, la CDC a décidé d’accélérer cette opération en la digitalisant totalement. Après avoir vérifié, via MyMinfin, s’il possède des avoirs dormants et si cette recherche a été fructueuse, il peut désormais les récupérer grâce à e-DEPO, plateforme sur laquelle le client peut faire la plupart de ses démarches de manière digitale, comme la constitution d’une garantie locative en quelques minutes ou encore, la récupération de fonds déposés en son nom à CDC. Bref, des raisons et bien d’autres qui devraient pousser le citoyen à surfer régulièrement sur les dossiers déposés à leur nom dans e-DEPO.

https://finances.belgium.be/fr

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